Embaucher un sénior, pourquoi pas ?

Les valeurs que nous portons chez SDE sont visibles dans plusieurs domaines : L’écologie avec de nombreuses initiatives (lire aussi « le développement durable chez SDE »), les relations long terme que nous construisons avec nos clients et partenaires, mais aussi notre politique de recrutement : Nous ne regardons pas que le profil, l’expérience, l’âge ou les diplômes, mais cherchons des collaborateurs avec lesquels l’échange sera constructif et vertueux. Illustration avec cette interview de Joëlle Le Torrec :

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– Bonjour Joëlle. Tu as été recrutée chez SDE en tant qu’attachée commerciale il y a deux ans. Tu avais 58 ans. Pensais-tu retrouver du travail ?
Difficilement ! J’ai été contente qu’on me fasse cette proposition sans que mon âge soit un frein, c’était une bonne surprise.
En même temps j’étais vraiment dans l’état d’esprit de dépasser cette mauvaise image qu’ont les seniors sur le marché du travail : J’étais prête à me remettre en question en étant ouverte à la nouveauté et au changement, et à faire « profil bas » en me disant que malgré mon expérience, j’avais encore tout à apprendre.
L’autre pari risqué pour SDE a été de me recruter sur un métier que je n’exerçais que depuis deux ans. Ils m’ont fait doublement confiance !
Pour moi ça a été un vrai challenge au démarrage : me prouver que j’étais capable de relever le défi !
Avec le recul, je vois que je me suis épanouie dans ce métier. J’aime être à l’écoute de mes clients, leur proposer les produits les plus adaptés, représenter les valeurs de SDE.

– On a souvent peur que les seniors ne soient justement pas ouverts au changement ou pas à l’aise avec les outils informatiques. Tu as découvert l’usage de l’ipad et son application de prise de commande. Ça a été difficile ?
Pas du tout. C’était certes nouveau pour moi, mais je pense que si on a envie, rien n’est impossible ! Et j’ai toujours la volonté de bien faire et de positiver malgré les contraintes.

– Une des contraintes de ton métier, c’est la taille du secteur géographique : Tu couvres 30 départements et tu fais 60 000 km par an. N’est-ce pas trop fatiguant ?
J’ai fêté mes 60 ans cette année, et effectivement je ressens la fatigue. Je suis sur la route du Lundi midi au Vendredi soir, mais je me repose le week-end. J’aime beaucoup cette liberté et cette possibilité de découverte permanente. Tous les jours sont différents. J’aime mon travail donc je donne tout, toute mon énergie !

– Sortir des grosses valises d’échantillons du coffre plusieurs fois par jour, ou rester debout toute la journée sur un salon, ça semble aussi très physique à ton âge (et encore je n’ajoute pas « pour une femme »)
Rires
Les valises : pas de soucis.
Les salons se passent bien, mais j’avoue que je n’ai plus beaucoup d’énergie pour le démontage, c’est là que je vois mes limites.
(NB : depuis 6 mois, à sa demande, Joëlle ne participe plus aux démontages)
C’est important pour moi de connaitre mes limites, car j’ai envie de durer et de continuer ce métier jusqu’à ma retraite à 65 ans. Donc je fais attention à mon hygiène de vie : J’essaye de manger sain (pas si facile quand on est au restaurant tous les soirs !), je fais du sport : beaucoup de marche, de la natation, de la gym.

– On voit beaucoup de seniors baisser les bras face à la difficulté de trouver du travail après 55 ans. Quels sont d’après toi les plus gros bénéfices à rester dans la vie active ?
Garder un contact avec la société et une vie sociale plus présente que juste avec son cercle d’amis et sa famille. Rester curieux, s’informer, mieux comprendre les enjeux des changements sociétaux, « rester dans le courant de la vie ».
Ce métier correspond vraiment à mon tempérament. Ces deux ans m’ont permis de prendre confiance en moi et je me sens vraiment très épanouie. Même mes amis ont vu le changement !
J’ai abordé ce nouveau travail avec beaucoup d’humilité, en étant très à l’écoute et en construisant la relation sur le long terme avec un vrai échange.
Il a fallu que je maîtrise les produits et les outils, que je gagne en crédibilité auprès de clients qui ne me connaissaient pas. Leurs retours positifs font que je suis aujourd’hui très sûre de moi et même très à l’aise pour aller prospecter de nouveaux points de vente.

– Que t’apporte ton âge par rapport aux plus jeunes ?
A mon âge, je ne me bats plus avec mon ego, je n’ai rien à prouver à mon entourage. Ça ne m’empêche pas d’avoir des challenges personnels, mais sans pression extérieure.
Je me connais mieux, et suis plus sereine qu’on peut l’être à 30 ans je pense.

– Te retrouves-tu dans les valeurs de SDE ?
J’ai tout de suite trouvé de vraies valeurs chez ma directrice commerciale : Empathie, valeurs humaines, accompagnement.
Plus généralement, j’aime la philosophie de SDE qui pousse à développer des relations durables avec les clients, à construire un vrai partenariat sur le long terme.
Par exemple, je m’efforce en ce moment de les alerter sur la nécessité d’anticiper les gros changements de modes de consommation, et de par exemple dupliquer leur boutique physique sur le web, d’être présents sur les réseaux sociaux etc. Il faut qu’ils prennent le train en marche !
SDE accompagne d’ailleurs bien cette transition, en proposant par exemple un nouveau service de drop-shipping depuis le début de l’année.

– On dit que les grandes idées doivent être portées par leur dirigeant. Penses-tu que notre DG porte les valeurs de l’économie sociale et solidaire ?
Ah oui complètement. Il les incarne lui-même (mode d’alimentation, déplacements à vélos).
Il s’efforce de créer du lien entre les gens (création d’un espace de restauration extérieure avec table de ping-pong au siège Strasbourg, barbecue annuel, apéritif festif tous les soirs sur Maison et Objet).
Pour aller plus loin, je pense que SDE pourrait développer encore plus de fabrication de proximité. C’est déjà le cas sur de nombreuses gammes fabriquées en Europe (Portugal, Italie, Belgique) et avec notre marque T&B Maison fabriquée en France. (lire aussi: « T&B Maison, 20 ans de textile et de passion pour célébrer la richesse du patrimoine français »)

– Pour conclure, je crois qu’on peut dire que tes 60 ans sont un « non sujet » tant on te sent intégrée et épanouie !
L’intégration dans l’équipe s’est très bien passée car j’ai fait en sorte d’aller vers les autres, en restant à l’écoute et sans arrogance (je n’ai pas dit : « j’ai de l’expérience et je sais tout »). L’échange est du coup enrichissant. De toute façon je pense que la diversité dans son ensemble est une vraie richesse pour les entreprises.

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